Lettre Hebdo des marchés semaine 52: Suivre la lumière

CROSS ASSET : Les actions temporisent ! 

J'ai acheté mon sapin chez Ikéa. C'est long toutes ces épines à visser.

La semaine a été marquée par une réallocation nette vers les matières premières, dans un contexte de défiance croissante vis-à-vis des trajectoires budgétaires souveraines, de tensions géopolitiques persistantes et de liquidité en fort repli à l’approche des fêtes.

Les métaux précieux ont enchaîné les records, l’or dépassant 4 500 $/once et l’argent 72 $/once, portés par les craintes de dilution monétaire, l’absence de remise en cause des anticipations de baisse de taux de la Fed et un environnement géopolitique toujours instable. Les métaux industriels, en particulier le cuivre, ont prolongé leur surperformance.

Le Pétrole a d’abord bénéficié du durcissement des sanctions autour du Venezuela avant de refluer en fin de semaine, les marchés intégrant la possibilité d’une inflexion – encore fragile – dans les négociations russo-ukrainiennes.

Les marchés actions ont évolué sans direction claire, proches de leurs sommets mais freinés par des valorisations exigeantes, des volumes faibles et une capacité de re-rating désormais limitée. 

 

CHANGE : Le dollar recule, le yen vacille !

Ma fille veut un chien pour Noël. D'habitude je fais une dinde mais bon si ça fait plaisir à la petite

Le dollar s’est globalement affaibli, pénalisé par des anticipations toujours accommodantes concernant la Fed, malgré la solidité des données américaines. 

L’euro et la livre sterling en ont profité, soutenus par des banques centrales perçues comme relativement stables.

Le yen reste le point de fragilité majeur. En dépit du durcissement monétaire de la BoJ et de menaces répétées d’intervention, la devise demeure sous pression, affaiblie par les inquiétudes sur la trajectoire budgétaire japonaise. 

 

TAUX :  l’Europe se détend…légèrement !

Je me demande comment les parents du Père Noël ont bien pu faire pour lui annoncer qu'il n'existait pas !

Les taux américains sont restés fermes, soutenus par une croissance nettement supérieure aux attentes et une consommation robuste, remettant en question le scénario d’un assouplissement rapide de la Fed. Le rendement du Treasury à 10 ans s’est rapproché de niveaux techniques sensibles autour de 4,20%.

À l’inverse, les taux européens ont poursuivi leur détente, aidés par un environnement macro plus fragile et par les mouvements observés en Asie. Le spread OAT-Bund est resté stable malgré les incertitudes politiques françaises.

Au Japon, le maintien du 10 ans au-delà de 2% illustre la nervosité persistante des investisseurs face à l’ampleur de l’endettement public et à la crédibilité de la stratégie budgétaire, faisant du marché obligataire nippon l’un des principaux points de tension à l’aube de 2026

Bonne semaine à tous