Cross Asset : Nvidia flambe, Ormuz dégonfle !
il passe beaucoup trop vite cet été ...Plus que deux canicules avant la rentrée!!!!
Semaine en montagnes russes pour les actions mondiales, portée finalement par la confirmation que les dépenses en IA commencent à générer des revenus bien réels. Le Nasdaq 100 a signé un rallye de 3 500 milliards de dollars en quatre séances, sa plus forte hausse depuis avril 2025, propulsé par les résultats de Microsoft et d'Amazon. Microsoft a gagné 22 % sur la semaine, sa meilleure performance depuis 1999. Amazon a franchi les 3 000 milliards de dollars de capitalisation, tandis que Nvidia a repris 15 % en cinq séances, ajoutant plus de 700 milliards de dollars de capitalisation. Le S&P 500 se dirige vers sa meilleure semaine depuis avril, malgré un passage à vide mercredi et jeudi, avant que la publication des chiffres de l'emploi américain (payrolls) ne relance vendredi l'appétit pour le risque. En Europe, le Stoxx 600 a inscrit un nouveau record, porté par la technologie, les médias et les ressources de base, creusant l'écart avec un S&P 500 pourtant lui aussi à des niveaux records.
Sur le crédit, l'iTraxx s'est détendu vers 51 points de base, son plus bas niveau depuis un mois, porté par l'optimisme autour d'un accord entre l'Iran et Oman sur le détroit d'Ormuz.
Le Brent a cédé du terrain sur la semaine, retombant vers 83 dollars le baril, alors que l'Iran et Oman progressaient vers un accord sur la navigation, susceptible de permettre une réouverture partielle du trafic dans le détroit. L'or a, de son côté, bondi d'environ 3 % vendredi, vers 4 380-4 400 dollars l'once, signant une deuxième semaine consécutive de hausse, porté par l'effondrement du dollar et la ruée vers les valeurs refuges.
Change : Le yen sauvé ?
Faites ce que vous voulez de cette information, mais Trump, lui, n’avait pas mis de lunettes pour regarder la dernière éclipse.
Le yen a été la vedette incontestée de la semaine, après une intervention conjointe historique lundi qui l'a fait passer de 163,41 à 155,23, avant qu'il ne reparte progressivement à la baisse en fin de semaine, l'effet de l'intervention s'estompant.
La Banque du Japon (BoJ) a maintenu ses taux à 1 % vendredi, à 8 voix contre 1, Takata étant le seul dissident en faveur d'une hausse. Le ton du gouverneur Ueda est toutefois resté résolument hawkish, évoquant des « risques haussiers accrus » sur les prix et ouvrant la porte à une hausse en septembre.
L'épisode a également ravivé les interrogations sur le statut du dollar en tant que monnaie de réserve, Washington ayant vendu des euros pour acheter des yens sans coordination préalable avec Francfort !
L'euro a évolué plus sagement, profitant de la faiblesse généralisée du dollar et du statu quo, certes hawkish, de la BCE.
La livre sterling profite indirectement du contexte, les swaps intégrants désormais pleinement une hausse des taux de la BoE en décembre.
Du côté des émergentes, la roupie indienne enchaîne deux semaines consécutives de hausse, une première en deux mois, portée par le repli du pétrole et des réserves de change proches d'un record.
Le won coréen aligne cinq séances consécutives de gains, soutenu par les ventes de devises des exportateurs et la confirmation de la vigueur de la demande liée à l'IA
Le rand sud-africain voit les paris baissiers à long terme retomber à leur plus bas niveau de l'année après le maintien surprise des taux par la banque centrale sud-africaine (SARB).
Le peso mexicain atteint son plus haut niveau depuis avril, à l'approche de la décision de la banque centrale (Banxico), attendue stable jeudi prochain.
Le réal brésilien se raffermit légèrement, la BCB ayant reconduit l'intégralité de ses 50 000 contrats de swaps de change.
Le peso philippin reste englué près de ses plus bas historiques après la publication d'un PIB du deuxième trimestre décevant.
Enfin, la roupie indonésienne demeure sous pression, pénalisée par l'élargissement du déficit commercial et par la démission du gouverneur de la banque centrale, qui continue de peser sur le sentiment.
Taux : Les Bunds font le plein, la Fed fait le vide
Le pape Léon XIV à Paris en septembre…c’est pour rendre hommage à son aïeul, Louis.
Les obligations européennes ont signé une semaine de rallye marqué, portées par deux moteurs puissants : le repli du pétrole sur fond de négociations autour d’Ormuz, puis le choc des « payrolls » américains vendredi, qui a douché les anticipations de hausses de taux à l’échelle mondiale.
Le Bund termine la semaine à 3,13 % de rendement, quasiment inchangé après un aller-retour complet. Sur les spreads périphériques, l’Italie confirme son resserrement face au Bund, le spread BTP-Bund revenant à environ 77 points de base, contre 81-82 pb la semaine précédente.
Les gérants obligataires mondiaux continuent de faire tourner leurs portefeuilles en faveur de l’Europe, plusieurs grands noms délaissant les Treasuries (« le retour du Sell America ? ») et les Gilts britanniques au profit des titres allemands (Bund) et de la périphérie, notamment l’Italie et l’Espagne
Sur la courbe des swaps en euros, la semaine s’est déroulée en trois actes bien distincts : pentification par le court (« bull steepening ») lundi et mardi sur l’optimisme autour d’Ormuz, aplatissement par le court (« bear flattening ») jeudi avec la remontée du pétrole, puis aplatissement par le long (« bull flattening ») vendredi, porté par le choc américain.
Le pricing implicite de la BCE ressort en nette décrue, avec désormais 22 points de base de hausse anticipés d’ici la réunion du 10 septembre, contre près de 47-50 pb la semaine précédente.
Aux États-Unis, le marché a intégralement repricé le scénario de politique monétaire après le fiasco des « payrolls », repoussant à décembre la première hausse de taux désormais pleinement anticipée de la Fed.
Bonne semaine à tous






