Cross Asset : Le Nasdaq en montagnes russes.
Nous ne sommes que le 3 aout et pourtant ça fait déjà 3 mois que nous sommes apparemment déjà en août...il fait trop chaud, qui a installé un data center chez moi ?
Les marchés actions ont connu une semaine à deux vitesses. Le Nasdaq est brièvement entré en zone de correction lundi, pénalisé par les craintes liées à la concurrence chinoise dans les semi-conducteurs, avant de rebondir grâce à une saison de résultats contrastée des Sept Magnifiques : Amazon et Microsoft ont rassuré, Meta a déçu, tandis qu'Apple a fortement reculé.
Le Stoxx Europe 600, à l'inverse, n'a pas connu ces hésitations et a inscrit un nouveau record vendredi, porté par une rotation vers les valeurs « value » au détriment des valeurs technologiques, ainsi que par des publications solides dans les secteurs des banques, des semi-conducteurs et de la santé.
La Corée du Sud a volé la vedette avec un Kospi en hausse de près de 18 % vendredi, sa plus forte progression quotidienne historique, soutenue par les valeurs technologiques sur fond de confirmation de la vigueur de la demande liée à l'intelligence artificielle.
Sur le crédit, l'iTraxx s'est retourné en milieu de semaine après la réunion de la Fed et le repli du Brent, terminant finalement en resserrement. Le marché cash demeure toutefois en retrait, notamment sur le segment Investment Grade en euros. Sur l'ensemble du mois de juillet, les spreads de crédit en euro sont restés globalement stables, mais la remontée des taux souverains a pesé sur les performances, qui ressortent négatives tant pour l'Investment Grade que pour le High Yield.
Le Brent s'approche des 90 dollars le baril et affiche une progression mensuelle proche de 20 %, la plus forte depuis mars. L'Iran a rejeté une proposition omanaise de partage du détroit d'Ormuz, tandis que le conflit s'étend désormais à la mer Rouge et à la mer Noire.
Enfin, l'or se dirige vers sa première hausse mensuelle depuis février, évoluant autour de 4 080 dollars l'once. Le métal jaune bénéficie de la faiblesse du dollar après les interventions des autorités américaines et de la posture accommodante de la Fed, malgré trois dissidences en faveur d'un relèvement des taux.
Change : Le dollar paie l'addition de la Fed
Je me demande s'il ne serait quand même pas plus judicieux d'interdire plutôt les réseaux sociaux... aux plus de 15 ans.
Le dollar enregistre sa pire semaine depuis trois mois, un recul d'autant plus remarquable qu'il intervient malgré la hausse des taux longs américains, signe que le marché sanctionne désormais moins le niveau des taux que la crédibilité de la Fed elle-même.
Le yen a été au cœur de l'actualité. Une intervention record d'environ 53 milliards de dollars jeudi a propulsé l'USD/JPY jusqu'à 157,98, avant que la paire ne rebondisse vers 159,35 vendredi. La Banque du Japon a maintenu ses taux inchangés et Kazuo Ueda n'a apporté qu'un soutien mesuré à sa devise.
L'euro évolue autour de 1,1500, soutenu par la faiblesse du dollar et une inflation en zone euro conforme aux attentes en juillet.
La livre sterling se redresse après une réunion de la Banque d'Angleterre jugée nettement moins restrictive qu'attendu, Andrew Bailey ayant explicitement écarté la perspective d'un resserrement monétaire imminent.
Du côté des devises émergentes, le won sud-coréen figure parmi les meilleures performances de la semaine, porté par le rallye historique du Kospi et les ventes de fin de mois des entreprises exportatrices.
La roupie indienne a nécessité une intervention massive de la banque centrale, estimée à près de 7 milliards de dollars vendredi, afin de défendre une devise proche de ses plus bas historiques.
La roupie indonésienne reste sous pression après la démission surprise du gouverneur de la banque centrale, Bank Indonesia ayant renouvelé son engagement à stabiliser la monnaie.
Enfin, le réal brésilien a connu une semaine davantage marquée par des facteurs techniques qu'économiques, la Bourse ayant suspendu les échanges pendant près de la moitié de la séance de vendredi en raison d'un incident informatique.
Taux : Warsh sème la panique sur le long terme
À ce rythme, il faudra des 75 °C ou des pluies de grenouilles mutantes pour que les climato sceptiques admettent qu'ils se sont peut-être trompés. En tout cas pour le climat, le pipi sous la douche ne suffira plus… il va falloir aller faire pipi direct dans la forêt !
Les taux souverains américains se sont nettement tendus après la décision de la Fed. Le rendement du Treasury à 30 ans a atteint près de 5,23 %, un plus haut depuis dix-neuf ans, sur fond de craintes que la banque centrale ne soit en retard dans sa lutte contre l'inflation, malgré trois votes dissidents en faveur d'un relèvement des taux. Le mouvement s'est accompagné d'une repentification marquée de la courbe américaine, les taux longs progressant davantage que les taux courts.
En zone euro, le Bund a suivi le mouvement de contagion jeudi avant de se stabiliser vendredi. Après avoir bénéficié du repli du pétrole en début de semaine, les rendements sont repartis à la hausse à la faveur de chiffres d'inflation et de croissance supérieurs aux attentes. Le taux à 30 ans allemand enregistre ainsi une cinquième semaine consécutive de hausse.
Sur le marché des swaps, la courbe euro est passée d'une pentification haussière en début de semaine à une pentification baissière jeudi, avant de s'aplatir vendredi. Le marché intègre désormais environ 22 points de base de hausse des taux de la BCE en septembre et 43 points de base d'ici à la fin de l'année.
Bonne semaine à tous






