CROSS ASSET : Rotation tactique et digestion du cycle IA
" Le gouvernement veut envoyer des lettres pour relancer la natalité et le réarmement démographique? Si je peux aider… n’hésitez pas " DSK
La semaine a été rythmée par des surprises macroéconomiques américaines (ventes au détail faibles, emploi solide, inflation légèrement sous les attentes ) provoquant un ajustement rapide des anticipations monétaires et des rotations d’actifs.
Aux États-Unis, la domination des mégacaps technologiques s’essouffle : le S&P 500 progresse marginalement tandis que le Nasdaq recule, sur fond de questionnements autour du couple capex / génération de cash-flow des grands groupes technologiques engagés dans la course à l’IA : Le marché devient plus sélectif.
En Europe, la résilience domine, soutenue par les utilities, l’industrie et l’énergie, alors que le secteur bancaire a été pénalisé en fin de semaine par la détente des rendements souverains. La saison de résultats reste globalement solide.
Au Japon, l’élan post-électoral en faveur d’une relance budgétaire a été tempéré par la hausse des taux longs. Le marché reste tiraillé entre soutien budgétaire, normalisation monétaire et évolution du yen.
Sure le Crédit, le marché primaire européen a connu une activité particulièrement soutenue. Sur le secondaire, les spreads Investment Grade restent globalement contenus, mais le segment High Yield, en particulier sur les émetteurs technologiques, montre davantage de fragilité.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont initialement soutenu le pétrole vers 70 dollars le baril, avant un retour vers 67–68 dollars sur fond de rumeurs d’augmentation graduelle de la production par l’OPEP+.
L’or, de son côté, a d’abord bénéficié de la thématique de dédollarisation et des incertitudes macroéconomiques, avant de corriger fortement dans les phases de désengagement sur les actifs risqués en se stabilisant autour des 5 000 dollars l’once.
CHANGE : Divergences monétaires affirmées
Ma partie favorite des documents Epstein, c’est XXXXXXXX et XXXXXXX
D'ailleurs vous vous dites "pain au jeffrey" ou "Jeffreyespstine" ?
Le dollar a d’abord reculé après des ventes au détail décevantes, le marché intégrant davantage de baisses de taux de la Fed pour 2026. La surprise haussière sur l’emploi a ensuite provoqué un rebond temporaire, avant que l’inflation légèrement inférieure aux attentes ne relance les anticipations d’assouplissement.
L’euro a franchi brièvement la zone de 1,19 face au dollar avant de se stabiliser légèrement en dessous. Il bénéficie d’une croissance de la zone euro meilleure qu’attendu au quatrième trimestre et d’un environnement politique ( enfin ?) relativement apaisé sur les spreads périphériques.
Le yen a été la devise la plus notable. L’USD/JPY a reculé de manière significative sur la semaine, passant de la zone 155 vers 152–153. La baisse des rendements américains a constitué le premier catalyseur. À cela s’ajoutent les anticipations croissantes d’un resserrement progressif de la Banque du Japon, les autorités estimant l’objectif d’inflation de 2 % désormais à portée.
La livre sterling bénéficie de la faiblesse initiale du billet vert, mais reste contrainte par les anticipations de baisses de taux de la Banque d’Angleterre et par un environnement politique encore incertain.
Le dollar australien se maintient, soutenu par un discours toujours ferme de la banque centrale australienne face à une inflation jugée trop élevée.
Le peso mexicain demeure résilient : La tendance structurelle reste favorable au peso tant que le différentiel de taux et la stabilité macroéconomique sont préservés.
Le yuan chinois conserve un biais d’appréciation modérée face au dollar, même si les données d’inflation et du secteur immobilier chinois confirment un environnement macroéconomique fragile. Le fixing de la PBoC demeure plus ferme que prévu, signalant un pilotage attentif.
TAUX : Détente américaine marquée !
Je ne dis pas qu'il pleut un peu trop en ce moment, mais il y a quand même des animaux commencent à se présenter deux par deux devant un bateau !
Hypersensible aux données économiques ,le rendement du Treasury à 10 ans recule nettement sur la semaine, atteignant son plus bas niveau depuis plus de deux mois autour de 4,05 %. Sur six séances, le mouvement dépasse vingt points de base. Le 2 ans recule également, autour de 3,40 %. La pente 2–10 ans demeure positive mais modérée, le mouvement étant relativement parallèle.vLe marché price désormais environ 60 points de base de baisses cumulées en 2026, un scénario ambitieux compte tenu de la résilience persistante du marché du travail et d’une inflation sous-jacente encore élevée.
En zone euro, les rendements ont reculé de manière plus contenue. Le Bund à 10 ans s’établit autour de 2,75 %, l’OAT autour de 3,36–3,38 %, avec un spread OAT/Bund stabilisé autour de 58 points de base. L’environnement reste ordonné, sans stress politique notable.
Sur la semaine, on observe un léger flattening (applatissement ) du « ventre » de courbe des swaps euro: les segments 2/5 et 2/10 se contractent, traduisant des anticipations de politique monétaire relativement ancrées à moyen terme. En revanche, la partie très longue conserve une pente positive suggérant que les primes de terme longues restent présentes, même si elles ne s’élargissent pas.
Au Royaume-Uni, les Gilts ont connu des épisodes de tension en lien avec l’incertitude politique et budgétaire, avant de bénéficier partiellement de la détente globale des rendements.
Au Japon, les taux longs ont oscillé au gré des anticipations budgétaires et monétaires. La perspective d’une relance fiscale soutient la croissance nominale mais accroît les besoins d’émission !






